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La consommation d’électricité est différente d’un secteur d’activité à l’autre. Entre une aciérie, un data center et un immeuble de bureaux, les ordres de grandeur, les profils horaires et les moyens d’action n’ont rien à voir. Pourtant, tous doivent composer avec la hausse du prix de l’électricité, les objectifs climatiques européens et des attentes croissantes en matière de sobriété énergétique. Responsable d’exploitation, dirigeant, énergéticien ou gestionnaire de bâtiment, ce niveau de détail est une condition pour garder la main sur vos coûts et sur votre trajectoire bas carbone.

La consommation électrique par secteur d’activité en France et en Europe

La consommation électrique varie fortement selon les secteurs d’activité, et son analyse permet d’appréhender les dynamiques énergétiques en France comme en Europe.

La répartition sectorielle de la consommation électrique selon RTE, ENTSO-E et IEA

En France, la consommation d’électricité corrigée des variations climatiques tourne autour de 445 TWh, avec une répartition stable : le résidentiel‑tertiaire domine, l’industrie suit, et les transports électriques restent marginaux. Les entreprises consomment déjà près de 190 TWh.

En Europe, la structure est similaire, avec un poids important du résidentiel‑tertiaire et une industrie encore très consommatrice. Les data centers, bien que peu nombreux, concentrent des puissances élevées sur certains sites. La consommation moyenne d’électricité d’une entreprise dépend davantage de son activité, de sa taille et de son taux d’occupation que d’une quelconque moyenne nationale

Les différences entre l’industrie lourde, le secteur tertiaire et les ménages

La première différence concerne la place de l’électricité dans la consommation d’énergie. Dans l’industrie, elle correspond à environ 35 % à 40 % de l’énergie finale, alors que le tertiaire dépasse souvent 60 %, voire 80 % dans certains bureaux. Chez les ménages, cette part dépend surtout du type de chauffage.

La seconde différence porte sur les usages. L’industrie lourde concentre sa consommation sur quelques procédés très énergivores (fours, électrolyse, gros moteurs). Le tertiaire répartit ses besoins entre chauffage‑ventilation‑climatisation, éclairage, informatique et services techniques. Dans le résidentiel, l’électricité sert surtout au chauffage, à l’eau chaude, à l’électroménager et aux équipements numériques.

La comparaison européenne

L’Allemagne affiche une part industrielle de l’électricité supérieure à celle de la France. Les pays nordiques, dotés d’abondantes ressources hydroélectriques, hébergent depuis longtemps de grandes usines d’aluminium et de papier très consommatrices d’électricité, mais avec une intensité carbone faible.

La France possède un parc nucléaire important, ce qui réduit le contenu carbone moyen du kWh mais n’annule pas l’enjeu de maîtrise de la demande. L’Espagne est plus sensible aux chocs de prix sur les marchés fossiles, ce qui renforce l’intérêt des options de flexibilité et d’effacement pour les industries et les grands consommateurs tertiaires.

L’influence du mix de production sur les profils de consommation

Le mix de production affecte la manière dont les consommateurs se raccordent et se pilotent. Dans un système très nucléaire et peu flexible, l’objectif est de lisser la demande avec des contrats heures pleines/heures creuses ou des tarifs dynamiques. Dans un système riche en renouvelables variables (éolien, solaire), la priorité devient d’adapter la consommation sur les périodes de forte production locale, via l’effacement, le stockage ou l’autoconsommation.

La consommation électrique de l’industrie

La consommation électrique de l’industrie est un enjeu central pour aborder l’évolution des besoins énergétiques et les dynamiques de production en France.

L’industrie lourde

Dans l’industrie lourde, la consommation électrique se compte souvent en millions de MWh. Une aciérie électrique peut consommer plusieurs milliers de kWh par tonne d’acier produite. La chimie de base, utilise de grands compresseurs, des pompes et des procédés thermiques qui mobilisent à la fois l’électricité et le gaz naturel.

Ces sites fonctionnent généralement en « base » : production quasi continue, 24h/24, 7j/7, car les arrêts et redémarrages sont coûteux et techniquement risqués. La flexibilité se joue donc davantage sur des ajustements marginaux (le déplacement de certains procédés, la gestion des fours d’appoint) que sur des arrêts complets.

L’agroalimentaire, le textile, la plasturgie

Dans l’agroalimentaire, une grande partie de la consommation électrique provient du froid industriel : les groupes frigorifiques, les tunnels de surgélation, la ventilation ou le séchage. Le froid est souvent la dépense la plus élevée, devant les moteurs et le chauffage d’appoint. Une partie de ces usages peut toutefois être décalée dans le temps, notamment grâce au stockage thermique ou à des réglages de température pilotés.

Dans le textile ou la plasturgie, la consommation est surtout due aux moteurs et aux résistances électriques. Les améliorations passent principalement par le remplacement des moteurs, l’installation de variateurs de vitesse et une meilleure gestion des profils de charge.

L’électrométallurgie et l’électrolyse

Les procédés d’électrométallurgie et d’électrolyse, utilisés notamment pour l’aluminium ou l’hydrogène, font partie des activités les plus gourmandes en électricité. Leur consommation peut parfois être modulée, tant que les variations restent compatibles avec les exigences chimiques et la qualité finale.

Depuis longtemps, ces industriels s’engagent dans des contrats qui prévoient la possibilité de diminuer ou d’interrompre leur demande pendant un nombre limité d’heures chaque année, en contrepartie de conditions plus avantageuses le reste du temps.

Les indicateurs d’intensité énergétique

Les industriels utilisent désormais des indicateurs d’intensité énergétique comme les kWh par tonne produite, par mètre carré transformé ou par unité fabriquée, afin de distinguer une réelle amélioration de l’efficacité énergétique d’une simple baisse d’activité.

L’ADEME et d’autres organismes publient des références par filière qui permettent de se comparer au reste du secteur. Ainsi, une aciérie qui consomme 6  500 kWh par tonne reste au‑dessus des niveaux actuels, alors que les sites les plus performants se situent autour de 4  500 kWh/t pour l’acier primaire et environ 1  860 kWh/t pour l’acier recyclé.

L’automatisation, la robotisation et l’industrie 4.0

La quatrième révolution industrielle a un double effet sur la consommation électrique. D’un côté, la robotisation, la vision industrielle et les systèmes IoT ajoutent des équipements électroniques en continu, ce qui crée une « base » de consommation plus élevée. De l’autre, ces mêmes dispositifs permettent une mesure du temps réel, et donc une amélioration des procédés et de la maintenance.

La consommation électrique du secteur tertiaire

La consommation électrique du secteur tertiaire reflète la diversité de ses activités et forme aujourd’hui l’un des principaux postes d’usage d’électricité en France.

Les bureaux et les open et les data centers

Dans un immeuble de bureaux, le chauffage et la climatisation (HVAC), les équipements informatiques et l’éclairage utilisent plusieurs TWh à l’échelle nationale. L’essor des luminaires LED a déjà permis de réduire fortement les kWh par m², mais le potentiel reste important sur la régulation et la gestion technique. Une GTB performante permet de piloter aisément les consignes, de programmer l’extinction des éclairages et de réduire la ventilation en l’absence d’occupation.

Les data centers consomment presque la même quantité d’électricité en continu, jour et nuit. Les grands opérateurs cherchent à réduire leur PUE grâce à des systèmes de refroidissement plus performants. Pour les entreprises, les principaux moyens se trouvent dans le refroidissement : le free cooling, les systèmes à eau ou le confinement des allées froides et chaudes. Il est aussi possible d’installer les data centers près de zones de production renouvelable ou de sites capables de récupérer la chaleur, afin d’utiliser l’énergie de manière plus adaptée au territoire.

Les commerces et la grande distribution

Dans la grande distribution, le froid alimentaire domine la facture électrique. Les meubles frigorifiques ouverts, les vitrines réfrigérées, les chambres froides et les surgélateurs tournent en continu, avec des pertes importantes si le magasin n’est pas équipé de fermetures correctes ou de systèmes de régulation adaptés.

Pour un directeur de supermarché, il est indispensable de mettre en pratique des consignes de température, d’ajouter des rideaux de nuit, de pratiquer une maintenance préventive des groupes froids et de récupérer la chaleur pour le chauffage des locaux.

Les hôpitaux et les cliniques

Les établissements de santé combinent des équipements médicaux très sensibles, des blocs opératoires, des laboratoires, des pharmacies, des chambres, des restaurants et de vastes parkings. L’électricité alimente les usages classiques, mais aussi des systèmes de ventilation renforcée, de stérilisation et d’alimentation secourue.

Ces sites doivent garantir la continuité d’alimentation, ce qui limite certaines formes d’effacement. Toutefois, la modernisation des bâtiments, le passage à l’éclairage LED, la rénovation des systèmes de ventilation et la récupération de chaleur sur les groupes froids apportent des opportunités.

L’hôtellerie, la restauration, le coworking

Dans l’hôtellerie-restauration, la consommation électrique est étroitement corrélée à la fréquentation et à la saison. Un hôtel de montagne chauffé à l’électricité verra sa demande exploser en hiver, alors qu’un site balnéaire équipé de climatisation aura des pointes en été. Les cuisines professionnelles, les buanderies et les spas ajoutent des charges électriques de taille.

Dans les espaces de coworking et les bureaux flexibles, l’occupation fluctue, ce qui rend nécessaire la mise en place de capteurs de présence, de réservation d’espace et de pilotage par zone.

Le secteur résidentiel et les bâtiments

La consommation électrique des logements et des bâtiments évolue fortement en fonction des usages quotidiens et du niveau d’efficacité énergétique.

Le chauffage électrique, la climatisation et l’eau chaude sanitaire

Dans le secteur résidentiel, le chauffage est ce qui fait le plus varier la consommation électrique. Les radiateurs électriques classiques utilisent autant d’électricité qu’ils produisent de chaleur, alors que les pompes à chaleur et les ballons thermodynamiques sont beaucoup plus performants, avec un COP (coefficient de performance) généralement entre 2 et 4.

Pour un particulier qui envisage de passer du gaz à l’électricité, ces technologies sont indispensables pour maîtriser la facture et réduire l’empreinte carbone. Le même raisonnement vaut pour les petits tertiaires et les copropriétés qui souhaitent massifier la rénovation énergétique et basculer vers un chauffage plus décarboné.

Les appareils électroménagers, multimédia et les veilles

Chaque foyer consomme plusieurs milliers de kWh par an pour l’électroménager, le multimédia et les appareils laissés en veille. Un réfrigérateur utilise en général entre 200 kWh et 500 kWh par an, et un lave‑linge entre 150 kWh et 200 kWh/an selon la fréquence d’utilisation. S’ajoutent à cela les téléviseurs, box internet, consoles et ordinateurs, qui pèsent eux aussi dans la consommation totale.

Selon l’ADEME, les appareils laissés en veille ou allumés inutilement peuvent augmenter la facture d’électricité d’environ 10 %. Il ne suffit donc pas de choisir des équipements économes : il faut aussi régler correctement les modes veille, utiliser des multiprises avec interrupteur et adopter des réflexes d’extinction systématique.

Le label BBC et la RE2020

Un logement ancien et mal isolé, chauffé à l’électricité, peut consommer plusieurs fois plus qu’un bâtiment BBC ou conforme à la RT2012. La RE2020 ajoute l’empreinte carbone des matériaux et en renforce les exigences de sobriété énergétique et de recours aux énergies renouvelables.

Chaque nouvelle réglementation réduit les besoins de chauffage, mais ajoute aussi de la complexité technique : la ventilation double flux, les protections solaires, le pilotage automatisé des équipements, etc. Prendre en compte ces exigences dans les plans pluriannuels de travaux permet de maîtriser durablement les charges électriques et d’améliorer la performance globale du parc.

Le milieu urbain, le milieu rural et l’habitat collectif/individuel

La géographie et le type d’habitat influencent fortement les profils de consommation électrique. En zone rurale, la présence de nombreuses maisons individuelles chauffées à l’électricité augmente les pointes hivernales. À l’inverse, les centres urbains denses, souvent raccordés au gaz ou aux réseaux de chaleur, ont des consommations plus régulières.

Les réseaux publics doivent donc dimensionner les transformateurs et les câbles en fonction de ces situations. Dans l’habitat collectif, la montée en puissance de la recharge des véhicules électriques oblige désormais à gérer exactement la puissance disponible, les horaires de charge et la répartition entre les usagers.

Les secteurs émergents et les mutations

Les secteurs émergents et les mutations technologiques modifient rapidement les usages électriques, en créant de nouveaux besoins.

Les véhicules électriques et les bornes de recharge

Une station de recharge rapide peut nécessiter plusieurs mégawatts de puissance, concentrés sur quelques heures de la journée, notamment en période de grands départs.

Un exploitant de flotte ou un propriétaire de parking est contraint de dimensionner intelligemment les infrastructures : les bornes lentes pour la charge nocturne, les bornes rapides pour les usages ponctuels et les systèmes de pilotage pour éviter les appels simultanés.

La production d’hydrogène vert par électrolyse

Les projets d’hydrogène vert se basent sur des électrolyseurs géants capables de consommer plusieurs centaines de MW en continu. À l’échelle d’un réseau régional, l’implantation d’une telle installation change complètement l’équation de planification, avec des besoins de renforcement de lignes, de postes sources et parfois de nouvelles productions locales renouvelables.

La digitalisation des processus (IoT, smart buildings)

La numérisation diffuse (les objets connectés, les capteurs, les automates communicants) ajoute une consommation supplémentaire, dans l’industrie, le tertiaire comme le résidentiel. Individuellement, chaque capteur consomme très peu mais collectivement, cela crée un socle de kWh non négligeable.

Dans un bâtiment tertiaire, un système de smart building peut par exemple croiser données d’occupation, la météo, le prix de l’électricité et l’état des équipements pour améliorer en continu les consignes de chauffage et de climatisation.

Les éléments de variation temporelle

Les éléments de variation temporelle décrivent la façon dont la consommation électrique évolue au fil des heures, des jours et des saisons, sous l’effet des usages et des conditions climatiques.

Les courbes de charge journalières et hebdomadaires par secteur

Les usines de process continu affichent souvent des courbes plates, avec des variations limitées entre le jour et la nuit. Les bureaux et le commerce, au contraire, concentrent leur demande en journée, avec une montée le matin, un plateau en milieu de journée et une décroissance en soirée.

Les ménages, eux, génèrent deux pics typiques : le matin (6–9 h) et surtout le soir (18–21 h), moment où se superposent la cuisson, le chauffage, l’éclairage et les usages numériques. Ces courbes de charge permettent d’identifier où et quand agir ; par exemple, déplacer une production de nuit, préchauffer un bâtiment, lancer des cycles froids en heures creuses,..

Les effets de la saisonnalité sur la demande électrique

En hiver, la consommation augmente surtout à cause du chauffage électrique. En été, ce sont la climatisation et les groupes froids qui prennent le relais, notamment lors des fortes chaleurs. Les bilans de RTE montrent bien ces variations, avec des pics lors des journées très froides ou très chaudes.

Pour un site industriel ou tertiaire, tenir compte de cette saisonnalité permet d’ajuster les consignes, de programmer la maintenance au bon moment et de revoir certaines options tarifaires. Avec la multiplication des vagues de chaleur, le free cooling, les protections solaires ou la végétalisation peuvent aussi limiter la consommation électrique.

La tarification dynamique, heures pleines/creuses, tempo

En France, les offres en heures pleines/heures creuses et les tarifs Tempo ou les produits indexés sur les marchés de gros permettent aux consommateurs avertis de déplacer ou de réduire leurs usages sur les périodes les plus chères. Un consommateur qui adapte réellement ses usages aux signaux de prix peut réduire sa facture d’électricité sans forcément diminuer sa consommation annuelle.

L’arbitrage consiste à identifier quels procédés ou équipements peuvent être rendus flexibles sans nuire au service rendu : les préchauffages, le froid, la charge de véhicules, le pompage, etc.

L’effacement diffus et l’effacement industriel et les marchés de capacité

Les agrégateurs regroupent soit de nombreux petits sites, soit quelques grands industriels, pour fournir au réseau une capacité d’effacement mobilisable en quelques minutes. L’effacement ne consiste pas à couper brutalement la consommation, mais à ajuster temporairement certains équipements, de façon généralement invisible pour les occupants ou les procédés.

L’optimisation et la décarbonation de la consommation électrique par secteur d’activité

L’optimisation et la décarbonation de la consommation électrique par secteur d’activité se base sur une meilleure maîtrise des usages, l’efficacité énergétique et le recours aux énergies bas carbone.

Les audits énergétiques et la norme ISO 50001 dans l’industrie et le tertiaire

L’audit énergétique, obligatoire pour les grandes entreprises, est de plus en plus volontariste chez les PME et dans le tertiaire. L’objectif est d’identifier les gisements d’économie par usage. L’expérience montre qu’un audit sérieux met presque toujours en évidence des potentiels d’économies.

La norme ISO 50001 structure un système de management de l’énergie dans la durée. Adopter cette norme signifie mettre en place une boucle d’amélioration continue.

L’autoconsommation photovoltaïque et le stockage par batteries pour les sites industriels et commerciaux

Pour un entrepôt logistique ou un hypermarché, couvrir plusieurs milliers de m² de toiture en panneaux solaires permet de réduire la facture en journée, d’améliorer la résilience et de verdir le mix consommé.

Grâce au stockage par batteries, il devient possible de lisser la production solaire, de couvrir des pics de puissance courts ou d’arbitrer entre périodes de prix élevé de l’électricité et périodes basses.

Les systèmes de management de l’énergie et la réduction des kWh par unité produite

Les systèmes de management de l’énergie aident à réduire les kWh par unité produite ou par m². Ils regroupent les données, repèrent les dérives et déclenchent automatiquement des actions de régulation en temps réel. Ils permettent aussi de considérer l’électricité non plus comme une charge subie, mais comme un paramètre que l’on peut piloter dans une organisation industrielle ou immobilière.

L’enjeu est d’ajuster les consignes, de cibler la maintenance, d’orienter les investissements selon les économies d’énergie possibles. Les progrès les plus forts apparaissent lorsque la technologie, la montée en compétence des équipes et une gouvernance claire de l’énergie progressent ensemble.

La feuille de route bas carbone sectorielle et l’électrification des usages fossiles

Les exigences réglementaires et extra-financières, comme la directive CSRD ou les engagements SBTi (Science Based Targets initiative), poussent chaque secteur à formaliser une feuille de route bas carbone. L’électrification des usages fossiles (les chaudières gaz remplacées par les pompes à chaleur, les process thermiques basculant sur l’électricité, la flotte de véhicules convertie à l’électrique) sont la base de ces trajectoires.

Cette transition dépasse le choix technologique. Elle implique d’anticiper l’effet sur la puissance appelée, d’adapter les raccordements électriques, de prendre en compte l’autoconsommation et d’adopter, dès la conception, la question de la flexibilité, d’autant plus que l’évolution du prix de l’électricité renforce la nécessité de maîtriser ces paramètres.